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Fêtes de fin d’année : comment rester aligné sans se laisser happer par les injonctions

  • msuillerot
  • 16 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Les fêtes de fin d’année arrivent souvent chargées d’attentes. Il faudrait être joyeux, disponible, reconnaissant, entouré. Il faudrait aimer les repas de famille, les retrouvailles, les traditions. Il faudrait profiter… coûte que coûte.

Et pourtant, pour beaucoup, cette période réveille aussi de la fatigue, des tensions, parfois une solitude ou un trop-plein émotionnel. Alors une question se pose : comment rester aligné avec soi-même tout en gardant l’esprit de Noël, sans se perdre dans ce que l’environnement attend de nous ?


Les injonctions : quand l’extérieur prend le dessus


Les injonctions sont souvent silencieuses mais puissantes. Elles viennent de la famille, de la culture, des réseaux sociaux, de notre histoire personnelle. Elles peuvent créer un décalage entre ce que je ressens ici et maintenant et ce que je pense devoir ressentir.

En Gestalt, ce décalage est précieux à observer. Il nous parle de notre frontière-contact : là où je me rencontre, là où je rencontre l’autre… et là où je peux me perdre si je ne suis plus à l’écoute de moi.


Revenir à l’alignement : des clés concrètes


Voici quelques pistes simples et accessibles pour traverser les fêtes avec plus de présence et de justesse :

1. Nommer ce qui est là, sans jugement

Avant même de vouloir « faire autrement », prenez un temps pour vous demander : Qu’est-ce que je ressens vraiment à l’approche de ces fêtes ? De la joie, de l’appréhension, de la lassitude, de l’ambivalence ? Tout est recevable. Accueillir ce qui est là apaise déjà la tension intérieure.

2. Différencier mes besoins des attentes extérieures

Posez-vous cette question : Si je m’écoutais vraiment, de quoi aurais-je besoin cette année ? Plus de calme, de temps seul, de limites claires, de moments choisis ? S’autoriser à reconnaître ses besoins, c’est déjà se respecter.

3. Oser poser des micro-limites

Rester aligné ne signifie pas tout refuser. Cela peut être : partir plus tôt, dire non à une discussion sensible, s’accorder une pause, sortir prendre l’air. Les limites n’abîment pas la relation quand elles sont posées avec conscience ; elles la rendent plus vivante.

4. Revenir au corps et aux sensations

Quand l’agitation ou les émotions montent, ramenez votre attention à l’instant présent : vos pieds sur le sol, votre respiration, une sensation agréable, un regard échangé. Le corps est un formidable ancrage quand le mental s’emballe.


Et si l’esprit de Noël était là, simplement ?

Peut-être que l’esprit de Noël ne se trouve pas dans la perfection, ni dans le respect de toutes les traditions. Peut-être qu’il se glisse dans un rire partagé, un silence habité, un moment de vérité avec soi-même ou avec l’autre.

En revenant à l’instant présent, en honorant ce que vous vivez réellement, vous vous offrez la possibilité de goûter ces moments de partage avec plus de profondeur. Pas comme ils devraient être, mais comme ils sont.

Et parfois, c’est précisément là que la magie opère.

Je vous souhaite des fêtes aussi conscientes que vivantes, aussi simples qu’authentiques.

 
 
 

2 commentaires


Alehause annie
08 janv.

Noël est passé....je me suis totalement respecté.Il a rempli mon besoin de solitude dans ma Home-cocoon.Merci pour ce très bel article écrit avec les mots du comm❤️

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Virginie
17 déc. 2025

Oh magie magie où es-tu? Qu'es-tu devenu esprit de Noël, pour moi?

Je te retrouve enfin, un peu grâce à cet article. Les mots y sont posés, mgnifiquement.

Merci infiniment Mathilde.

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